

Mariano De Santis, Président de la République italienne, est un homme marqué par le deuil de sa femme et la solitude du pouvoir. Alors que son mandat touche à sa fin, il doit faire face à des décisions cruciales qui l’obligent à affronter ses propres dilemmes moraux. Paolo Sorrentino a indubitablement une forme de génie dans sa capacité à nous immerger dans « un autre monde » policé, entre fascination spontanée et ironie distante. Et puis, il y a l’enjeu scénaristique du film : à savoir l’art de prendre la « bonne » décision. Ils sont rares les films où ces questions sont traitées de manière nuancée et patiente. Le cinéaste peut compter sur l’immense Toni Servillo (récompensé du prix d’interprétation à la Mostra de Venise). À l’ère de Trump, de Poutine et de Georgia Meloni, Sorrentino nous rappelle qu’il y a encore une poignée d’années, on pouvait faire de la politique sans être dans l’excès à tout va et avec la conscience de servir l’intérêt général. Une double leçon bienvenue : une leçon de mise en scène et une leçon de politique.
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